Genève : Une balade à Carouge en suisse romande

Construite autour d’un lac, la belle cité de Calvin « n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté » *, en apparence du moins. Trop belle ? Trop calme ? Trop luxueuse ? Et si vous alliez plutôt déambuler à Carouge, une ville limitrophe de la cité de Calvin accessible à à pieds (ou en tram) en quelques minutes depuis le centre de Genève. Là où les Sardes, il y a des décennies ont décidé de poser bagages quelques temps car elle était une place de transit au niveau du commerce international.

 

CAROUGE : UNE VILLE A L’ESPRIT BOHÈME

Carouge n’a rien à envier à la belle Genève. française, italienne puis sous la tutelle de Genève, elle a su préserver son charme au fil des siècles. Avec une architecture propre, le centre-ville possède des maisons mitoyennes très colorées avoisinant les échoppes commerçantes. Un air de Provence souffle sur Carouge lorsque l’on s’y promène, notamment l’été en dégustant son café en terrasse !

Qu’on se le dise, il fait bon vivre à carouge ! D’ailleurs, la ville accueille 3 fois par semaine un marché aux produits régionaux (tous les mercredis, samedis de 6h à 14h et les jeudis soirs de 14h à 21h) ainsi qu’une brocante une fois par mois.

Mais comment ai-je découvert Carouge ? Cette inconnue souvent oubliée par les touristes qui visitent Genève… Tout simplement par mon copain Sébastien qui y a vécu depuis sa naissance avant de s’envoler vers de nouveaux horizons… !

 

CAROUGE : UNE VILLE REMPLIE D’HISTOIRE

Depuis la romanisation d’un peuple Gaulois, les Allobroges, la ville est devenue un carrefour avec les marchands qui convergeaient vers Genève et le Plateau Suisse. D’ailleurs, la ville porte bien son nom puisqu’en latin, Carouge signifie « carrefour » !

Au XVème siècle, la ville devient Française, le comte de Genève n’ayant pas d’héritier. Pendant plus de 3 siècles la ville va bénéficier de la protection de la maison de Savoie. Mais entre temps, Carouge sera Italienne avec le traité de Turin qui met fin au « pouvoir partagé » entre la République de Genève et le Duché de Savoie. Elle appartiendra au territoire du Royaume de Piémont-Sardaigne. Genève est riche. Trop riche. Le Royaume de Piémont-Sardaigne envie la République de Genève et les flux commerciaux qui y sont rattachés. Il compte bien profiter de ces derniers de façon indirecte. Carouge est ainsi retenue pour devenir une place marchande de haute importance.

En 1792, la ville redevient française avec la Révolution Jacobine, et passe sous la tutelle de Genève jusqu’au XIXème siècle. Entre temps, Carouge réintègre le royaume de Sardaigne après une brève occupation autrichienne, puis sera ré-attachée à la Confédération Helvétique, lors du second traité de Turin en 1816.

 

 

CAROUGE : L’AMOUREUSE DE GENÈVE

Située à 30 minutes à peine à pieds, la ville est également desservie par le Tram Genevois. Ainsi, se rendre à Carouge le temps d’une journée lors de son séjour en Confédération Helvétique semble idéal ! Toutefois, ne négligez pas la belle Cité de Calvin, elle reste splendide. D’ailleurs, la Cathédrale Saint-Pierre, l’une des seules cathédrales protestantes de la ville offre une vue magnifique sur le lac. Et c’est bien normal, puisqu’elle se situe dans la vieille ville construite sur une colline ! Pour 5 francs Suisses vous avez notamment la possibilité de la visiter et d’accéder aux tours (horaires d’hiver, jusqu’au 31 mai – lundi au samedi de 10h à 17h30 et le dimanche de 12h à 17h30).

La preuve en images…

 

En une phrase : si vous allez à Genève, passez à Carouge !

 

 

*Baudelaire, L’invitation au voyage