Travailler en Suisse : mes conseils et informations pratiques

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Travailler en Suisse

Écrire cet article me fait un peu sourire. Simplement car je dois être l’une des rares françaises à résider en Suisse et travailler pour la France. Pour autant, le sujet ne m’est pas totalement inconnu 😉. J’espère donc que ce que je vais vous dire vous sera utile dans votre recherche d’informations 🧐.

 

 

TRAVAILLER EN SUISSE : QUELS PROFILS POUR LA SUISSE ?

Aujourd’hui, le monde du travail est difficile partout. La Suisse subit également les répercussions de la crise sanitaire, même si c’est dans une moindre mesure. Pas de profil en particulier pour la Confédération, bien qu’une tendance générale se dessine :

Le domaine de l’informatique a le vent en poupe. Trouver un travail semble donc s’avérer assez facile. Même si je ne doute pas que la concurrence soit aujourd’hui de plus en plus rude !

Les profils issus du secteurs des services et de l’industrie sont utiles à la Suisse.
Au 3ème trimestre 2020, la Suisse comptait d’ailleurs 5 138 millions d’emplois dans les secteurs secondaire et tertiaire.

Dans le domaine du tourisme (hôtellerie compris), le pays avait, jusqu’au premier trimestre 2020, un besoin constant. Or aujourd’hui, on sait tous que ce secteur subit de plein fouet la crise sanitaire.
Dans le secteur public notamment en santé, la Suisse recherche beaucoup de personnes qualifiées. Si vous êtes par exemple infirmiers ou exercez un métier très spécialisé, c’est peut-être votre chance ! Aussi, sachez que beaucoup de grandes ONG sont installées en Suisse comme l’OMS, UNAIDS, ONU, ONUSIDA, UNICEF.

Enfin, les profils internationaux qui cumulent plusieurs années d’expérience dans un domaine bien précis (par exemple la finance) sont les rois du pétrole. Ils sont très appréciés des entreprises suisses et surtout des entreprises internationales implantées en Suisse.

 

Au niveau des langues, plus vous en parlez, mieux c’est ! La Suisse est polyglotte et très internationale. Et si vous parlez allemand, c’est le pompon ! 😁

 

 

TRAVAILLER EN SUISSE : LES SITES POUR TROUVER UN EMPLOI

Un mot sur le CV : restez classique et concis. Comme pour l’Irlande, le CV peut tenir sur deux pages. Pour rechercher des offres d’emploi je vous conseille ces deux plateformes :

Job up Indeed

 

Bien sûr, pour les profils internationaux, LinkedIn reste intéressant. Il y a aussi toutes les agences de placement comme Approach People Recruitment ou tant d’autres bien célèbres qui opèrent aussi à l’international.

 

 

 

TRAVAILLER EN SUISSE : L’AUTORISATION DE SÉJOUR EST INDISPENSABLE

Pour pouvoir travailler en Suise, on vous délivre un livret « pour étranger » 😄.

Pourquoi une autorisation de séjour ? La Suisse ne fait pas partie de l’UE bien qu’elle ait des accords avec l’Europe. Les livrets qui vous sont délivrés font office d’autorisation de séjour et actent votre autorisation de travail.
Spécificités En général, les travailleurs qui proviennent de l’UE ou de l’AELE peuvent accéder facilement au marché du travail grâce à l’accord sur la libre circulation des personnes. Pour les autres, c’est un peu plus difficile.
Comment obtenir cette fameuse autorisation de séjour ?

LIVRET = AUTORISATION DE SÉJOUR = AUTORISATION DE TRAVAIL

Il existe plusieurs types d’autorisation selon sa nationalité et sa situation. Afin d’avoir une autorisation de séjour en Suisse, vous devez présenter une déclaration d’engagement ou une attestation de travail dans les 14 jours qui suivent votre arrivée en suisse.

Si vous avez un travail en France comme moi et que vous allez résider en Suisse, vous devez aussi demander votre autorisation de séjour. Je vous explique tout dans mon dernier paragraphe !

Quels sont les documents nécessaires ? Une pièce d’identité officielle en cours de validé ainsi qu’une déclaration d’engagement ou un contrat de travail signé par l’employeur. Selon la durée de l’activité, les autorités vous délivreront le type de permis/livret adéquat.
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DE QUELLE AUTORISATION AI-JE BESOIN ?
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En plus de l’attestation d’établissement qui atteste de votre domiciliation, il est nécessaire d’avoir votre autorisation de séjour.


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Permis L

Ce livret concerne les travailleurs qui vont exercer une activité d’une durée inférieure à un an.
Sa validité est donc limitée à la durée du contrat de travail ou de la prestation.

Si vous obtenez un emploi pour une durée inférieure à 3 mois dans l’année, sachez toutefois que vous n’avez pas besoin d’autorisation. L’employeur seul devrait annoncer votre arrivée au moyen de la procédure d’annonce en ligne.

Permis B

Ce livret concerne les travailleurs qui vont exercer une une activité d’une durée d’un an minimum. Elle concerne aussi les indépendants !

J’ai droit au permis B car je réside en Suisse et que j’ai prouvé que j’avais les moyens financiers nécessaires pour subvenir à mes besoins ainsi qu’une assurance maladie. L’autorisation est valable 5 ans et peut-être prolongée.

 

Pour les étudiants, le permis B est nécessaire aussi et peut être renouvelé jusqu’à la fin des études si les conditions d’admissions sont remplies (citoyen de l’UE par exemple).

Son prix pour un adulte : 65€ (les autres livrets aussi). Lorsqu’il est renouvelé, les taxes sont différentes selon le type de prestations et la situation individuelle.

Permis G 

Ce livret concerne les ressortissants de l’UE/AELE, salariés ou indépendants, qui exercent  une activité en Suisse mais qui habitent en dehors. Les détenteurs d’un permis G doivent rentrer au moins une fois par semaine à leur domicile principal.

Le permis G est valable 5 ans si le contrat de travail est un engagement d’au moins un an. En revanche, la validité sera moindre si le contrat est inférieur à 1 an.

Permis C

Il est délivré après un séjour régulier et ininterrompu de 5 ou 10 ans aux ressortissants de l’UE-15/AELE. Pour en savoir plus sur les modalités d’octroi, je vous invite à cliquer ici.

Sa durée de validité reste illimitée et un contrôle est prévu dans un délai de cinq ans.

 

Si vous êtes curieux de connaître les différentes types de permis plus en détail, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du Conseil fédéral. Au total il y en a 6 dont la demande d’asile.

 

 

TRAVAILLER EN SUISSE : ÊTRE FRONTALIER OU RÉSIDENT ?

C’est une question qui, de mon côté, ne se posait pas car j’avais envie de vivre l’aventure Suisse jusqu’au bout. Résider en France, ce n’est pas vraiment une expatriation, d’autant plus quand on aime s’immerger dans la culture d’un pays !

 

Certains Suisses choisissent souvent d’aller vivre en France pour diverses raisons. L’accès à la propriété par exemple. Il est important de savoir qu’en Suisse l’accès à la propriété n’est possible qu’avec un apport de 20% et que les prix dépassent toute concurrence !

En 2018 Swiss Life a mené une étude auprès de personnes âgés de 25 à 49 ans et seuls 37% étaient propriétaires. En France, le chiffre est beaucoup plus élevé (tout âge confondu, le chiffre atteint les 58%).

Certains Français choisiront de résider en France en ayant un travail en Suisse pour divers choix. Si vous souhaitez faire comme cela, n’allez pas croire tout de même que la vie près de la frontière est une vie facile.

 

Le nombre de frontaliers a explosé depuis plusieurs années. Selon l’Office Fédéral de la Statistique, les frontaliers munis d’un permis G (donc on ne compte pas les Suisses), sont 187 646 en 2020 ! Le coût de la vie a d’ailleurs considérablement augmenté. Par ailleurs, les bouchons sont très fréquents et cela peut vite devenir un casse-tête !

Si vous recherchez vraiment une expérience d’expat’, la question de la frontière ne se pose donc pas. Bien sûr, les appartements sont plus chers mais les expatriés ne sont pas les plus mal lotis et vous vous en sortirez très bien tout en profitant d’une vie plus reposante que dans certaines pôles économiques français !

 

RÉSIDER EN SUISSE MAIS TRAVAILLER POUR LA FRANCE 

Pourquoi ce paragraphe ?

Car c’est mon cas et je pense que même si c’est très rare, je ne dois pas être la seule. D’ailleurs, peut-être que vous qui me lisez, vous êtes ou serez prochainement dans ce cas 🙂 ! N’hésitez pas à vous manifester en commentaire si c’est la cas ! 🤗 Et pourquoi pas partager votre expérience !

 

Comme je le disais avant, il sera d’abord nécessaire dans les 3 mois qui suivent votre arrivée en Suisse de déclarer votre arrivé auprès de votre commune. Comme au Brésil, vous pouvez donc rester 3 mois en Suisse sans aucune autorisation particulière !

 

En parralèle, faites la demande du permis B auprès de cette dernière en prouvant que vous avez une rentrée d’argent nécessaire pour vivre en Suisse (ménage compris). Vous aurez donc le permis B résident !

 

Comment s’est passé mon départ ? Je tiens à souligner un point de vigilence 

Avant de me laisser partir en Suisse, mon entreprise a effectué des démarches auprès de son cabinet d’avocat. Ils ont donc constaté que je pouvais résider en Suisse et être rattachée à la France (et à l’assurance française) pendant 2 ans en télétravail. Cet accord, est, me semble-t-il, renouvelable.

Une fois confortablement installée en Suisse, je me suis dit : « allez, je vais faire une demande de carte européenne d’assurance maladie » ! Comme lorsque j’étais en Irlande. À ce moment-là je ne pensais pas que ça allait me coûter très cher !

La sécurité sociale m’a résiliée ma carte vitale. Après moult appels auprès de la CPAM de mon département, j’ai enfin réussi à avoir le service des relations internationales qui m’a dit que je devais être sous le régime Suisse. Je vous passerai mon état d’énervement auprès de la sécurité sociale 😁.

De là, une bataille acharnée a commencé et j’ai de suite contacté l’assurance du canton de Vaud qui m’a dit que pour elle, j’étais toujours rattachée à la France. Je leur ai donc envoyé mon contrat de travail et mes droits de la sécurité sociale actifs. Car, entre temps, une dame au service des relations internationales m’avait ré-ouvert temporairement mes droits en attendant un papier clair de mon entreprise.

Deux semaines plus tard j’avais mon papier officiel de dispense de l’assurance maladie du Canton de Vaud. A ce jour j’attends toujours ma carte vitale…. mais j’ai mon formulaire S1 envoyé par l’assurance maladie française qui atteste de mon rattachement à la France en matière d’assurance maladie.

Ma startup rencontrait ce cas pour la première fois donc elle a omis de déclaré une formalité sur mon départ en Suisse.

 

Si vous êtes indépendant/freelance

Je ne connais pas forcément les démarches mais je pense qu’il faut être très vigilent notamment vis à vis de la sécurité sociale car vous n’êtes jamais à l’abris qu’elle vous retire vos droits..

 

Sur cette note positive, je vous souhaite une bonne journée 😄

 

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