10 différences entre la France et le Brésil

Quelles sont les différences entre la France et le Brésil ? Voici en 10 points, les divergences les plus marquantes. 10 informations à connaître pour bien préparer son futur voyage, ou par simple curiosité !

Je me suis basé sur 3 Etats visités pour réaliser cet article… la liste est donc non exhaustive, d’autant plus qu’il existe des différences culturelles entre les Etats du Brésil, clairement marquées ! Par exemple le sud du Brésil est dominé par une culture Allemande alors que dans le nord on y retrouve des origines africaines.

 

 

1. L’architecture des mégalopoles

Le Brésil ce n’est pas la France. L’architecture et les règles d’urbanisme y sont complètement différentes. Au Brésil, on construit pour construire. On construit pour l’argent. Partout. Surtout dans les mégalopoles, poumons économiques du pays.

Dans les villes plus petites, l’allure est autre. Portugaise. Les villes historiques de Paraty, Ouro Preto, Salvador en sont un parfait exemple avec l’installation des colons Portugais (au Xe siècle) qui exploitaient les minerais à travers l’esclavage.

 

Mon avis sur Rio, la ville la plus visitée au Brésil

On ne peut enlever à Rio de Janeiro, son cadre géographique idyllique où monts vertigineux et plages se côtoient. Un vrai décor de carte postale.

Mais, en y regardant de plus près, je ne trouve pas que Rio soit une belle ville. Le style fait penser aux constructions des années 70. Quartiers de luxe et favela sont situés à proximité, ce qui ne favorise pas la sécurité. La ville est en majorité étriquée (en dehors d’Ipanema et de Copacabana). Même le quartier des nouveaux riches, Leblon, où le prix du mètre carré est l’un des plus élevé d’Amérique du Sud, manque cruellement de charme et reste trop bétonné et bruyant à mon goût .

Quelques quartiers, comme celui d’Urca, du Jardin Botanique et de Santa Teresa, sont toutefois plein de charme ! Street Art, plantes vertes, jolies maisons sont de la partie. Par contre, ne vous attendez pas à vous installer confortablement à la terrasse d’un café. La culture des cafés du style méditerranéen n’existe pas vraiment. Il y a des bars mais le plus souvent les tables sont à l’intérieur (sauf en bord de mer bien sûr et dans certains endroits).

 

2. Le métro

Au Brésil le métro coûte cher.

À Rio il n’existe pas de carte pour la journée ou la semaine. On doit acheter un ticket à l’unité à chaque trajet (4.30 reais soit 1 euro). Si on a pas de ticket on ne rentre pas, ce qui limite le nombre de cas comme on peut trouver à Paris… !

Mon avis sur le métro

Au Brésil, le métro marche bien. Malheureusement, l’infrastructure est trop peu développée. Certains quartiers pauvres ne sont même pas desservis.

Les vols y sont moins fréquents qu’ailleurs, mais il existe quand même des pickpockets donc je vous conseille de mettre toujours votre sac devant vous et vos mains dans vos poches.

Certains wagons sont entièrement réservés aux femmes pour limiter le nombre d’agressions. Petit bémol : les horaires qui ne s’étendent pas au-delà de 20h…Quid après 20h ?

 

3. Les travaux publics

Au Brésil Il n’y a pas de rigoles pour permettre à l’eau de s’écouler en cas de pluie. Lorsqu’il pleut, notamment à São Paulo, cela donne lieu à des inondations plus que spectaculaires ! En moins d’une heure, les routes sont déjà inondées.

Au niveau de l’éclairage de rue, le Brésil a tout à envier à Versailles. L’éclairage est assez faible, ce qui n’est pas très rassurant quelques fois. Mieux vaut passer dans des rues fréquentées, surtout le soir pour éviter tout incident.

D’ailleurs, le soir je vous recommande de prendre des Uber pour vous déplacer. Pour un Français, le prix est dérisoire !

 

4. Les stands de rue

Je l’expliquais dans mon article sur 10 choses marquantes au Brésil. C’est un pays dans lequel on peut manger partout, tout le temps. C’est génial, surtout pour les gourmands !

 

 5. Le mode de déplacement

En France, on privilégie le train pour les grandes distances. Au Brésil on se déplace surtout en car.

Le réseau routier est impressionnant. Beaucoup moins chers que l’avion, les voyages en bus permettent de se rendre dans toutes les villes éloignées des aéroports ainsi que dans les pays voisins. D’ailleurs, pour les grandes distances, il existe même des cars couchettes !

A noter : si vous achetez un billet en ligne, il faut toujours aller le changer à la gare routière chez l’opérateur concerné. Les gares routières étant très grandes, je vous conseille de vous y prendre à l’avance.

 

6. Les Telecom et l’électronique

Acheter un Mac au Brésil ? Impensable ! Un Mac Book Pro qui coûte 1500€, vous reviendra 2400€ au Brésil !

Comme Internet. Pour 100 mégabit à 20 euro/mois en France, vous en paierez le triple au Brésil.

Les forfaits téléphoniques sont chers également En tant que touriste, vous pouvez acheter des cartes prépayées (1 GO d’internet par semaine) chez les opérateurs Claro ou Vivo. Le prix est de 10 reais soit 2.50 euros !

 

7. Le service

Au Brésil, les pourboires sont généralement directement inclus dans la note. C’est 10% du prix initial.

A savoir : A Rio, le service peut être assez lent. Cerise sur le gâteau : la plupart des cafés et restaurants ne parlent pas anglais, donc ne soyez pas étonnés !

 

8. Les chaînes de télévisions

Au Brésil toutes les chaînes de télévision sont privées. Les médias ont donc un fort pouvoir d’influence sur la population car ils peuvent raconter et exagérer tous les faits comme ils le souhaitent. C’est d’ailleurs assez impressionnant car les journaux et émissions sont de vraies scènes théâtrales ! (De plus, pour devenir journaliste, plus besoin de diplôme. Le diplôme n’est plus reconnu par le pays !)

 

9. La corruption

En France nos politiques sont pourris. Au Brésil ils le sont triplement… Vous avez sans doute entendu parler du meurtre récent de Marielle Franco ? Si non, je vous invite à lire l’article de France TV Info rédigé en français.

Bref… assassinats, détournements de fonds (qui ont notamment mis l’Etat de Rio en faillite), meurtres et balles perdues dans les favelas… les nouvelles sont souvent impressionnantes.

 

10. Contraception, avortement et manque de moyens

Dans les favelas, les gens n’ont pas d’argent et par conséquent n’ont pas accès à la contraception et aux soins médicaux. Certaines femmes meurent à cause d’avortements amateurs ratés. Elles ont pour habitude de prendre des médicaments avec de la javel, d’utiliser des couteaux… et ce n’est qu’un léger aperçu de cette malheureuse horreur.

 

Bonus, les moustiques !  

Terminators, extra terrestres, mutants professionnels… Au Brésil, les moustiques sont rapides, agiles, silencieux et piquent forts ! Il existe même le moustique de plage (dans les endroits sauvages), qui mord comme un vampire. Un conseil, protégez-vous bien car ça gratte beaucoup !

A Noter : Le vaccin de la fièvre jaune n’est pas obligatoire pour entrer sur le territoire Brésilien, mais je vous conseille fortement de le faire. Dans certains endroits, notamment à Ilha Grande, notre host Airbnb nous avait demandé si nous étions vaccinés, des cas mortels ayant été recensés. Mieux vaux être prudent !

Le vaccin coûte 70 euros, non remboursable. A Paris, il est dispensé à l’Institut Pasteur (sans RDV).

 

 

Et vous, quelles ont été vos impressions concernant le Brésil ? Qu’est qui vous a marqué ?

 

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